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Cologna: «J’ai encore du boulot»

Dario Cologna: «Je n’étais pas toujours si loin que cela des meilleurs l’hiver dernier.» Keystone
Dario Cologna: «Je n’étais pas toujours si loin que cela des meilleurs l’hiver dernier.» Keystone
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07.11.2020

Le Grison va attaquer sa 15e saison en Coupe du monde. Les mondiaux restent son principal objectif

Gilles Mauron

Ski de fond » Dario Cologna abordera dans trois semaines à Kuusamo sa 15e saison en Coupe du monde. Le Grison n’a qu’un objectif en tête pour ce qui devrait être son avant-dernier hiver au plus haut niveau: les mondiaux d’Oberstdorf, programmés du 24 février au 7 mars. Son moral est bon. «Notre préparation fut relativement normale compte tenu des circonstances, même si nous avons dû annuler les dernières courses-tests qui étaient prévues. Les athlètes de mon niveau n’ont été que peu impactés», a souligné le fondeur du val Müstair lors d’un point-presse virtuel organisé par Swiss-Ski.

Adversaires supérieurs

«Nous avons également dû renoncer à un camp d’entraînement, mais les conditions ont toujours été bonnes à Davos. Ainsi, en avril, la neige y était encore excellente. Et pendant le semi-confinement, j’ai toujours au moins pu utiliser une salle de force. En plus, je n’ai connu aucun souci physique», se réjouit-il.

Pas même à ses mollets, qui l’ont souvent freiné ces dernières années? «Je les sens légèrement après des séances très intensives. Mais c’est tout à fait normal, et je suis confiant dans ce domaine», assure Dario Cologna, qui reste sur un exercice 2019-2020 compliqué avec un podium sur 15 km à Davos (3e) comme meilleur résultat. «Il m’a toujours manqué un petit quelque chose l’hiver dernier, et je ne sais pas exactement ce que c’était», explique le Grison de 34 ans, seulement 7e du dernier Tour de ski et 10e du général de la Coupe du monde. «Mes adversaires m’étaient supérieurs. Mais j’espérais mieux après un bon début de saison.»

Cet exercice en demi-teinte, marqué tout de même aussi par un 6e rang dans le 50 km d’Oslo/Holmenkollen et une 2e place en relais à Lahti, n’a en rien freiné ses ambitions. «Je suis sûr que je vais garder la même motivation afin de jeter toutes mes forces pour préparer les JO de Pékin 2022», glisse-t-il. «Je n’étais pas toujours si loin que cela des meilleurs l’hiver dernier. Mais je dois monter d’un bon cran pour espérer lutter pour les médailles», que ce soit à Oberstdorf ou à Pékin. «Mais il est clair que tout doit parfaitement fonctionner le jour J pour que je puisse signer un exploit», convient-il.

«Les grandes nations ont de l’avance concernant le matériel. Elles sont plus constantes que nous dans sa préparation. J’ai vraiment besoin d’un matériel parfait pour être au top. Mais mes adversaires aussi», glisse Dario Cologna, conscient également que sa pointe de vitesse est désormais insuffisante en cas d’emballage final. «Je ne suis évidemment pas avantagé lors d’un sprint massif. A moi de trouver le moyen de faire la différence avant. A Oberstdorf, le profil du parcours le permettra sûrement», précise le triple médaillé mondial (or en 2013 en skiathlon, argent en 2013 sur 50 m et en 2015 en skiathlon).

Encore le temps

Dario Cologna a déjà Oberstdorf 2021 dans le viseur, et Pékin 2022 dans un coin de la tête. Zen, il ne s’inquiète certainement pas d’avoir vu ses compatriotes et partenaires d’entraînement se rapprocher de lui au niveau des performances estivales. «Sont-ils vraiment meilleurs, ou suis-je moins fort?», se demande-t-il néanmoins. «En tout cas, on peut dire que j’ai encore du boulot, sourit-il. Mais j’ai encore le temps jusqu’aux premières courses de Coupe du monde, prévues à Kuusamo, théâtre du Ruka Triple du 27 au 29 novembre. Et ce ne seront certainement pas les courses les plus importantes de la saison», ajoute-t-il. ats

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