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La belle histoire de Davies

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06.06.2020

Football » Le Canadien, âgé de 19 ans, est déjà un titulaire incontournable au Bayern Munich.

Né dans un camp de réfugiés en Afrique, il est en passe de devenir une star du foot mondial: Alphonso Davies, prodige canadien de 19 ans déjà mûri par la vie, est devenu cette saison un titulaire incontournable au Bayern Munich. Son fabuleux destin, ce très jeune homme l’a déjà raconté souvent. Il a vu le jour en l’an 2000 au Ghana, dans un camp insalubre, de parents qui avaient fui la guerre civile au Liberia. Sa mère se souvient qu’elle devait parfois enjamber des cadavres pour aller chercher la nourriture.

Le petit Alphonso a presque 5 ans lorsque la famille est autorisée à émigrer au Canada. A Windsor (Ontario) d’abord, puis à Edmonton (Alberta). La vie est rude pour les nouveaux venus: «Après les entraînements, il rentrait directement chez lui changer les couches de son frère et de sa sœur, à seulement 10 ans, parce que ses parents bossaient et n’avaient pas les moyens de se payer une baby-sitter», se rappelle son premier entraîneur, Nick Huoseh, devenu son agent.

«Tu entres plus vite dans le monde des adultes quand tu dois faire à manger pour les petits pendant que tes copains jouent aux jeux vidéo», reconnaît le jeune homme: «Mon père se levait à 4 h du matin, ma mère travaillait de 22 h à 8 h du matin. C’était dur (…) mais nous étions heureux.» Le football va bouleverser sa vie. Surdoué, Alphonso est rapidement repéré par le grand club de Vancouver, les Whitecaps, qui évoluent dans le championnat professionnel de MLS. Sa mère, inquiète de le voir mal tourner, hésite à le laisser partir de la maison familiale. Elle finit par s’incliner, mais non sans lui avoir arraché une promesse solennelle: «J’ai promis d’être un good boy (un bon garçon), raconte-t-il, de toujours garder les pieds sur terre et de ne jamais oublier d’où je viens.»

Pendant l’interruption des compétitions à cause du coronavirus, il a participé à une opération de collecte de fonds pour l’UNHCR, le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés. «L’UNHCR m’a longtemps soutenu, maintenant le temps est venu de rendre», a-t-il simplement commenté. ats

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