La Liberté

«Les sex-toys m’ont permis de m’ouvrir à la découverte»

Les sex-toys permettent de découvrir de nouvelles facettes de la sexualité à explorer. © Sheena Blezinger
Les sex-toys permettent de découvrir de nouvelles facettes de la sexualité à explorer. © Sheena Blezinger
Partager cet article sur:
06.04.2020

Parle-moi de sexe!

Boris*, 25 ans, a appris à accepter son corps et son plaisir grâce aux sex-toys. Il nous raconte le tabou qui entoure ce sujet chez les hommes de son entourage.

«J’ai toujours considéré la masturbation comme étant un moyen simple et naturel de prendre du plaisir. Lorsque j’ai commencé à utiliser des sex-toys, vers 18 ans, j’ai eu l’impression d’être un chercheur d’or qui avait trouvé une pépite. C’était fou! Dès lors, mon rapport à la masturbation a changé, j’ai découvert beaucoup de choses sur mon corps et ma sexualité. Il faut dire que mon rapport à mon corps a toujours été compliqué. A présent j’ai appris à l’accepter tel qu’il est. Accepter mon corps tel quel, ça me semble être la voie la plus simple vers un meilleur rapport à mon corps, mais c’est encore un combat de tous les jours. Utiliser des sex-toys m’a aidé dans l’acceptation de moi-même et m’a aidé à me décomplexer vis-à-vis de mon plaisir.

Ça ne me gêne pas du tout de parler de sex-toys. Dans mon cercle d’amis, on en discute facilement, autant avec les femmes qu’avec les hommes; même si tout le monde n’en utilise pas. Avec mes amis proches, il nous arrive d’échanger des liens vers des sites qui proposent des jouets que nous avons testés et appréciés. Avec mes amies, nous avons des discussions lors desquelles nous nous échangeons des conseils: je leur raconte ce que j’ai essayé avec ma copine et elles me font découvrir de nouvelles choses qui pourraient lui plaire. Je trouve ça chouette de pouvoir parler de ce sujet ouvertement.

J’ai l’impression que de nombreuses femmes de mon entourage possèdent et utilisent des sex-toys. En revanche, assez peu d’hommes autour de moi disent en posséder, ou osent le dire. Je ne sais pas exactement pourquoi c’est plus tabou chez les hommes que chez les femmes. Peut-être que c’est lié à une sorte de fierté masculine où l’homme n’aurait pas besoin d’aide extérieure pour prendre du plaisir. Peut-être aussi qu’ils en parlent moins parce que c’est du domaine du très intime et que leur virilité les muselle.» Sheena Blezinger

* Prénom d’emprunt

Abonnez-vous à notre playlist Spotify
Abonnez-vous à notre playlist Spotify

Découvrez les playlists Spotify de La Liberté.

Articles les plus lus
Dans la même rubrique
La Liberté - Bd de Pérolles 42 / 1700 Fribourg
Tél: +41 26 426 44 11 / Fax: +41 26 426 44 00