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Le but du rap? «Créer une étincelle»

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06.04.2020

Tina Haefliger

17 ans, interactive media designer

«J’écris pour la musique depuis mes 12 ans. C’était d’abord des chansons avant de devenir de la trap. Au départ, puisque j’écoutais des morceaux très rentre-dedans et presque agressifs, j’imaginais que les miens devaient leur ressembler. Je me suis finalement rendu compte que dans les moments où j’avais le plus besoin d’écrire, je ne me retrouvais pas dans ce genre de rap. J’avais juste besoin de poser mes mots sur une mélodie et cela a formé mes morceaux différemment. Ce que j’apprécie particulièrement dans le rap, c’est la liberté de pouvoir exprimer absolument tout ce que l’on veut, sans limite. C’est un genre qui me semble un peu moins normé que d’autres et les auteurs et autrices ont une plus large palette d’expression. On peut envisager différents degrés d’interprétation à partir d’un texte de rap, et je trouve ça amusant, surtout les punchlines! Il y a beaucoup de variétés de rap à l’heure actuelle, mais toutes ont le même but: créer une étincelle chez les gens.»

Pablo Rime

22 ans, rappeur indépendant

«Ce que j’aime le plus dans le rap, c’est le mélange entre la plume et la forme du morceau. Je vois cela un peu comme le yin et yang: elles se complètent. Les rappeurs et chanteurs adeptes d’une école rap ont l’art de faire rimer les syllabes et les sons, ce que je ne retrouve pas dans d’autres genres musicaux. Il y a des clichés négatifs sur le monde du rap, en partie créés dans les années 2000. Les médias traditionnels sont trop lents face à l’évolution et à la réalité actuelle de l’univers du rap. Ces clichés sont obsolètes! Certes, certains artistes sont encore en plein dedans, mais cela ne m’empêche pas de les écouter et d’apprécier leur travail. Le rap est tellement varié qu’il faut savoir creuser plus profond. Pour parler de mon propre rap, je ne pense pas qu’il soit particulièrement différent de celui des autres. Je n’ai pas encore fini de digérer mes influences. Mais j’y mets tout mon cœur et toute ma sueur pour que ça devienne le cas!»

Pablo Wirz

20 ans, collégien au collège Sainte-Croix

«J’écoute un très large panel de rappeurs: les codes globaux du rap me parlent et m’attirent depuis longtemps. Il est difficile de s’arrêter à une seule définition du rap, c’est un monde tellement diversifié dans ses styles et ses influences! Les clichés négatifs qui collent encore au rap ne prennent pas en compte cette diversité. De plus, la violence, la drogue et l’alcool, des aspects qu’on reproche parfois encore au rap, sont finalement des choses présentes dans notre quotidien. Le rap verbalise mais n’invente rien, il n’est à mon sens qu’un reflet de la réalité. Le cinéma est un bon contre-exemple: il aborde les mêmes sujets sans pour autant avoir mauvaise réputation. Je pense que les gens connaissent mal le rap et profitent de certains faits divers, comme des bagarres, pour le marginaliser encore plus. Pourtant il a l’avantage d’évoluer constamment dans ses tendances, ce qui ne se voit pas aussi clairement dans tous les genres musicaux!» Textes et photos JOANNE FONTANA

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