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Peng Shuai égérie du #MeToo chinois

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L’affaire impliquant Peng Shuai pourrait désormais encourager d’autres Chinoises à briser la loi du silence. © Keystone
L’affaire impliquant Peng Shuai pourrait désormais encourager d’autres Chinoises à briser la loi du silence. © Keystone
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24.11.2021

En accusant un officiel haut placé de viol, la joueuse de tennis chinoise a fait tomber un tabou

Julie Zaugg

Chine » «Comme un œuf qui vient s’écraser contre un rocher, comme un papillon de nuit attiré par la flamme, en quête d’autodestruction, je dirai la vérité à ton sujet.» Dans un long post publié sur Weibo, le Twitter chinois, le 2 novembre, la joueuse de tennis Peng Shuai a accusé l’ancien vice-premier ministre chinois Zhang Gaoli –aux affaires de 2013 à 2018 – de l’avoir violée il y a trois ans après l’avoir invitée à faire une partie de tennis avec lui et son épouse.

«Pourquoi m’as-tu ramenée chez toi et forcée à avoir des relations sexuelles avec toi?» a écrit la sportive de 35 ans. «Je me suis demandé tant de fois si j’étais encore humaine. Je me sens comme un cadavre ambulant.» Dans la missive, elle a en outre reconnu avoir entretenu une relation extramaritale avec l’officiel de 75 ans durant une dizaine d’années, bien avant son agression.

Censurée et disparue

Le post a été effacé 30 minutes après sa publication et toutes les références à la tenniswoman, et même à s

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