La Liberté

09.07.2020

OMS: deux anciennes dirigeantes mèneront l'évaluation indépendante

L'ancienne présidente du Liberia et Prix Nobel de la Paix Ellen Johnson Sirleaf devra évaluer avec l'ancienne Première ministre néo-zélandaise Helen Clark la réponse de l'OMS face à la pandémie (archives). © KEYSTONE/EPA/AHMED JALLANZO
L'ancienne présidente du Liberia et Prix Nobel de la Paix Ellen Johnson Sirleaf devra évaluer avec l'ancienne Première ministre néo-zélandaise Helen Clark la réponse de l'OMS face à la pandémie (archives). © KEYSTONE/EPA/AHMED JALLANZO
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09.07.2020

L'ancienne Première ministre néo-zélandaise Helen Clark et l'ancienne présidente du Liberia Ellen Johnson Sirleaf vont coprésider l'évaluation indépendante de la réponse de l'OMS et des Etats face à la pandémie. Elles ont accepté la proposition du directeur général.

"Je ne pouvais imaginer des personnalités plus fortes et des dirigeantes plus indépendantes", a affirmé jeudi aux Etats membres de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) à Genève Tedros Adhanom Ghebreyesus. Il a expliqué avoir pris cette décision après de larges consultations avec des pays et des experts.

Pour garantir la crédibilité de l'évaluation sur la réponse de l'OMS et des actions nationales face au coronavirus, M. Tedros propose que les deux coprésidentes désignent elles-mêmes les autres membres de leur comité. Il souhaite qu'un secrétariat indépendant soit établi et ne rende des comptes qu'aux deux anciennes dirigeantes.

M. Tedros souhaite également une session spéciale en septembre du Conseil exécutif de l'organisation et des discussions lors de la reprise de l'Assemblée mondiale de la santé en novembre. "Nous devons nous réunir dans un dialogue mondial", a affirmé le directeur général. Il promet un accès à tout le matériel de l'OMS pour les membres du comité et appelle les Etats à faire de même.

"Nous ne pouvons pas battre le Covid en monde divisé", a insisté M. Tedros, les larmes aux yeux. Face aux polémiques lancées par les Etats-Unis qui reprochent à l'OMS et à son directeur d'avoir mal piloté la réponse internationale à la pandémie, une résolution de consensus avait été approuvée en mai à l'Assemblée mondiale de la santé. Elle prévoyait une "évaluation entière et indépendante" sur l'action de l'OMS et le fonctionnement du Règlement sanitaire international et de ses comités, mais aussi des Etats.

Les Etats-Unis ont formellement annoncé leur retrait dans un an de l'OMS, décision qui pourrait être renversée si le candidat démocrate à la présidentielle Joe Biden est élu. Ce défi de l'évaluation est "exceptionnellement difficile", a estimé de son côté Mme Clark. Il est "important", affirme Mme Johnson Sirleaf, Prix Nobel de la Paix, qui s'est dit "très honorée" par ce mandat.

ats

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