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Le télescope Webb va livrer l'image "la plus profonde" de l'univers

James Webb est capable de regarder plus loin dans le cosmos que tous les télescopes avant lui grâce à son immense miroir principal et ses instruments percevant les signaux infrarouges, ce qui lui permet de scruter à travers les nuages de poussière (archives). © KEYSTONE/AP NASA/CHRIS GUNN
James Webb est capable de regarder plus loin dans le cosmos que tous les télescopes avant lui grâce à son immense miroir principal et ses instruments percevant les signaux infrarouges, ce qui lui permet de scruter à travers les nuages de poussière (archives). © KEYSTONE/AP NASA/CHRIS GUNN


Publié le 30.06.2022
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La NASA va dévoiler "l'image la plus profonde jamais prise de notre univers" le 12 juillet, grâce à son nouveau télescope spatial James Webb, a déclaré mercredi son patron. Lancé dans l'espace en décembre, il se trouve désormais à 1,5 million de km de la Terre.

James Webb est capable de regarder plus loin dans le cosmos que tous les télescopes avant lui grâce à son immense miroir principal et ses instruments percevant les signaux infrarouges, ce qui lui permet de scruter à travers les nuages de poussière.

"Il va explorer les objets du système solaire et les atmosphères des exoplanètes en orbite autour d'autres étoiles, nous donnant des indices pour savoir si leurs atmosphères sont potentiellement similaires à la nôtre", a expliqué Bill Nelson, le patron de l'agence américaine.

"Cela répondra peut-être à certaines de nos questions: d'où venons-nous? Qu'y a-t-il d'autre? Qui sommes-nous? Et bien sûr, il répondra à des questions que nous ne connaissons même pas encore."

Premières galaxies

James Webb doit notamment permettre d'observer les premières galaxies, formées seulement quelques centaines de millions d'années après le big bang, et des exoplanètes.

Grâce à un lancement efficace, le télescope pourrait rester opérationnel pendant 20 ans, le double de la durée de vie initialement prévue, s'est réjouie Pam Melroy, administratrice adjointe de l'agence spatiale américaine.

Le 12 juillet, la NASA entend rendre publique la première spectroscopie du télescope James Webb d'une planète lointaine, une exoplanète. La spectroscopie est un outil permettant de connaître la composition chimique et moléculaire d'objets lointains, et, dans le cas d'une planète, peut aider à déterminer son atmosphère, à détecter la présence d'eau ou à analyser son sol.

Selon Nestor Espinoza, astronome du Space Telescope Science Institute, les spectroscopies d'exoplanètes étaient jusque-là très limitées, comparé à ce dont le télescope James Webb est capable.

"C'est comme être dans une pièce très sombre et vous n'avez qu'un petit trou d'épingle par lequel vous pouvez regarder", a-t-il dit à propos de la technologie actuelle. Avec ce nouveau télescope, "vous avez ouvert une énorme fenêtre. Vous pouvez voir tous les petits détails".

ats, afp

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