La Liberté

17.09.2020

Pas de camouflet pour Servette, mais une élimination quand même

Berisha (au centre) a inscrit le seul de Reims face à Servette © KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI
Berisha (au centre) a inscrit le seul de Reims face à Servette © KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI
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17.09.2020

Il n'y aura pas de déplacement à Fehervar pour Servette dans une semaine. Les Grenat sont en effet tombés au 2e tour préliminaire de l'Europa League contre Reims (1-0) jeudi à la Praille.

Ce n'est pas un camouflet pour les Grenat. Mais il y aura des regrets, car les Français leur ont laissé une certaine latitude dans le jeu dont il aurait été bon de savoir profiter. Mais Servette aura au bout du compte bien trop peu mis en danger son adversaire pour créer ce qui aurait eu l'allure d'un exploit.

Pourtant, au jeu du favori désigné, les deux entraîneurs, Alain Geiger et David Guion, s'étaient renvoyé la balle avant le match. Mais il s'agit de ne pas se méprendre: la Ligue 1 est un bien meilleur championnat que la Super League, et cela se ressent quand deux clubs de milieu de tableau se rencontrent. Si bien que c'est allé un peu trop vite pour Servette.

Symbole de cet écart, le duel entre le capitaine servettien Anthony Sauthier et Dereck Kutesa, l'ailier rémois formé au SFC. Dès la 4e minute, ce dernier a mis plusieurs mètres dans la vue à son ancien coéquipier, avant de le laisser revenir histoire de le fixer et de trouver un Valon Berisha bien seul aux 6 mètres pour conclure.

Des possibilités

Il ne faut pas non plus négliger la prestation servettienne, même si les joueurs de Geiger ont parfois semblé bien empruntés, que ce soit pour freiner les offensives rémoises ou pour sortir du pressing adverse. Une fois menés, ils ont essayé d'égaliser, sous l'impulsion notamment du très en jambes Timothé Cognat. Kastriot Imeri, Miroslav Stevanovic ou Koro Koné ont tenté leur chance, sans que cela ne ressemble à de véritables occasions.

Car Reims a aussi exécuté le plan de match auquel il aspirait. A savoir mettre de l'intensité et du rythme d'entrée, pour pouvoir marquer et se replier. Une approche qui souligne aussi les carences genevoises lorsqu'il s'agit de manoeuvrer une équipe attentiste.

Et puis, Reims n'est pas Ruzomberok, que les Grenat avaient sorti au 1er tour (3-0), et le niveau européen les a rattrapés. Manière de rappeler que les Genevois ont beau être en progrès et en développement constants, il s'agit d'y aller pas à pas. Cette première expérience européenne depuis huit ans aura sans doute participé à leur apprentissage. Reste à revenir sur la scène continentale un peu mieux armé.

La nouvelle saison offrira peut-être cette possibilité. Réponse dès ce dimanche (16h00) contre le Lausanne-Sport à la Pontaise.

ats

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